Albert Ball est né le 14 août 1896 à Nottingham dans l'Est des Midlands en Grande-Bretagne. il suit des études a la Nottingham High School, puis au Trent Collège, avant d'entrer à la déclaration de guerre dans le régiment "The Sherwood Forester". Ball obtient le grade de lieutenant en second, mais désespère, du fait que son unité ne soit pas engagée sur le front. Par la suite, il intègre la "North Midland Divisional Cyclist Company" mais cette dernière reste également en Angleterre. Le 15 octobre 1915  Albert Ball obtient son brevet de pîlote après avoir pris des leçons de vols, au Royal Aero Club d'Hendon. Sa demande de mutation dans le Royal Flying Corps est acceptée, mais il est envoyé à Norwich et Upavon pour pouvoir être formé aux techniques de pilote militaire. Le 22 janvier 1916, il décroche son brevet militaire.

  Arrivé en France à Marieux, dans la Somme, le 18 février, il est tout d'abord affecté au  Squadron No 13, une escadrille de reconnaissance, dotée d'avions biplaces BE 2c. A l'occasion il peut également piloter le Bristol Scout pour des missions indépendantes en solitaire, auxquelles il prent goût. Sa hiérarchie encourage son esprit de combat agressif, ce qui lui vaut d'être muté dans une unité de chasse, au Squadron No 11 équipé d'avions monoplaces. Le 16 mai il remporte sa première victoire contre un Albatros type C allemand, le 26 juin Albert Ball est décoré de la Military Cross. En août 1916, Ball est transféré au Squadron No 60 et vole désormais sur le nouveau Nieuport 17 français. Il enchaine les missions et les victoires devenant rapidement un as, le 30 septembre au cours de deux sorties il descend trois avions ennemis et porte bientôt son tableau de chasse à 31 victoires aériennes confirmées. En vol Ball déteste rester en formation, et s'en détache très souvent pour chasser en "loup solitaire".

  Il apporte beaucoup de soins à son appareil et sa mitrailleuse Lewis dont il ne cesse de régler l'affût, et fait modifier les commandes de vol, de manière à pouvoir pendant les secondes cruciales de l'engagement garder les mains libres pour tirer. Il sait parfaitement que l'avion qui vous descend est celui qu'on ne voit pas, c'est pourquoi il est un des premiers à monter un mirroir sur le plan supérieur de son appareil, pour garder un oeil derrière lui. Malgrè son expérience Albert Ball est abattu une demi-douzaine de fois, dont une à la fin du mois d'août 1916, s'en sortant à chaque fois. Le pilote britannique était également solitaire à terre et faisait bande à part avec les membres de son escadrille, préférant vivre dans sa propre barraque située à l'écart derrière les hangars de rengement des avions. Il passait tout son temps libre à cultiver son potager et jouer du violon. Au début septembre, Albert Ball est envoyé en permission en Angleterre, où il est promu au rang de Flight Commander et reçoit la Distinguished Service Order (DSO) ainsi que l'ordre russe de Saint-Georges. A son retour au front Ball reprend les missions, et abat pas moins de quatorze appareils ennemis de plus entre le 15 et le 30 septembre 1916. Suite à un passage "à vide", l'as britannique est renvoyé en permission à la mi octobre. Lorsqu'il arrive en Angleterre il est fété comme un héros national. Le 18 novembre il est reçu au Palais de Buckingham où il est décoré du DSO avec épingle (bar) ce qui équivaut à avoir obtenu cette décoration trois fois.

  Albert Ball retourne au front le 7 avril 1917 et prend le commandement du Squadron No 56, mais proteste quand on lui attribue son nouveau biplan S.E.5, bien que cet avion soit équipé d'un moteur puissant et possède aussi deux mitrailleuses, ce qui le rend parfaitement apte à affronter les Albatros ennemis. Il persiste à voler seul et ne rentrer qu'à épuisement du carburant ou des munitions, cette attitude était certe héroïque en 1916, mais suicidaire contre les Jastas allemandes attaquant désormais en formations disciplinées. Le capitaine Ball participe à 26 duels aériens entre le 26 avril et le 7 mai 1917, remportant 11 victoires supplémentaires, le 6 mai il descend au-dessus de Sancourt son dernier avion, un Albatros D. III, à bord d'un Nieuport 17, obtenant ainsi sa 44e Victoire aérienne. Le lendemain, 7 mai 1917, Albert Ball est à la tête d'une patrouille sur son S.E.5 et croise le chemin d'une formation de la Jasta 11, commandée par Lothar von Richthofen, le frère du "Baron Rouge". Au cours de l'affrontement les deux as sont aux prises avec des adversaires différents, celui de Richthofen pilote un Spotwith Triplan, un des meilleurs avions livrés aux Anglais ce printemps là, tandis que Ball affronte un Albatros D. III qui rompt le combat. Alors que le capitaine Ball vient d'engager le combat contre un autre Albatros, son appareil s'écrase à Annoeullin près de Lille. Quand on le sort de l'épave de son appareil Albert Ball, expire dans les bras d'une jeune fermière Mlle Cecile Deloffre, il avait 20 ans.

  On ne connu jamais les circonstances exactes de la mort de l'as britannique. Certaines théories évoquent que son avion fut touché par la DCA allemande, d'autres que son appareil se soit brisé suite à des manoeuvres brutales ou même à cause de la météo exécrable. Une collision entre son avion et celui de Lothar von Richthofen est même avanvée, car l'appareil de l'as allemand à dût effectivement se poser en urgence. Les Allemands clamèrent que cette victoire était l'oeuvre de Richthofen . Le 8 juin 1917, le capitaine Albert Ball recoit de la part de la Grande-Bretagne la Victoria Cross à titre posthume. Son souvenir demeure encore dans la commune d'Annoeullin, dont le collège de la localité porte son nom.

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Capitaine Albert Ball 1896 - 1917 Royal Flying Corps. (Imperial War Museum)

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L'as britannique venu chercher des trophées de guerre après sa 43e victoire.

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Ecusson du Royal Flying Corps britannique, avec sa devise Per ardura ad astra " A travers l'adversité, jusqu'aux étoiles". (CharlesC)

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Nieuport 17. (Valder137)

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Royal Aircraft Factory S.E.5. (TSRL)

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Un Albatros D. III.