Né à Breslau le 2 mai 1892, il est fils d'une famille aristocratique prussienne. A l'âge de 9 ans il s'installe avec sa famille à Schweidnitz et commence ses études. Deux ans plus tard il entame une préparation militaire et finit comme cadet. En 1914, il sert comme officier de cavalerie montée, faisant de nombreuses reconnaissances sur les fronts Est et Ouest. Mais avec l'avénement de nouvelles armes lourdes et les fils de fer barbelés les missions à cheval sont bientôt abandonnées. Le jeune homme se retrouve affecté dans un régiment d'infanterie, mais se plaint de ne pas participer plus activement aux combats. Il demande alors sa mutation dans les forces aériènnes en plein essort. Sa requête est acceptée il rejoint une unité par un train spécial, où il fait connaissance avec l'as allemand Oswald Boelcke, les récits des combats aériens que ce dernier lui raconte, impressionnent le jeune officier qui décide de devenir pilote de chasse. Il apprend à piloter et montre de bonnes aptitudes aux tactiques aériènnes. Il commence à voler sur un Abatros D II, avec lequel il remporte ses premières victoires. Le 23 novembre 1916, il abat l'as britannique Lanoe Hawker et durant tout le moi d'avril 1917, il descend plus de 20 avions britanniques portant son palmares à 52 victoires. Bientôt il change d'appareil recevant par la même occasion la plus haute distinction de l'armée allemande: la Médaille du Mérite. Il fait repeindre son nouvel appareil un Albatros D III en rouge vif et devient la hantise des pilotes alliés, qui le baptise le baron rouge. Mais en juin alors qu'il change à nouveau d'appareil il est grièvement blessé à la tête en mission, envoyé en Allemagne pour sa convalescence, il est très demandé par des journalistes qui publient ses exploits dans les journaux allemands, si il est aussi très apprécié par les femmes, il reste plutôt en retrait, passant son temps libre à chasser sur les terres familliales. En 1917, il part rejoindre son unité, malgrè les pressions de l'état-major qui désire le garder en sécurité en Allemagne craignant pour sa sécurité, sa mort pourrait porter un grand préjudice sur le moral des troupes et de la population allemande, Richthofen refuse d'être mis en retraite alors que beaucoups de ses camarades tombent sur le front. En 1918 il reçoit un nouvel avion , un Fokker DR I, triplans peint en rouge, dans lequel il continue d'enchaîner les victoires, malgrè des séquelles chroniques de sa blessure dont il souffre encore.  
   Le 21 avril 1918, alors qu'il se trouve en mission avec son escadrille au-dessus de la Somme, il aperçoit l'appareil de son cousin Wolfram von Richthofen poursuivit par un pilote canadien, Manfred plonge sur le Spowith Camel allié, qui finit par rompre le combat, plutôt que devoir affronter le "baron rouge". Revenant en direction des lignes allemandes il est poursuivit par le capitaine canadien Mike Brown, le Fokker vole très bas et essuie le feu des batteries antiaériènnes australiennes. L'appareil se pose en catastrophe dans les lignes anglaises, selon certains témoins le pilote serait mort aux commandes, mais d'autres affirment qu'il aurait succombé quelques minutes plus tard. Une autopsie du cadavre de von Richthofen démontra que la mort est dûe à une balle de fusil et non de mitrailleuse qui lui avait traversé la poitrine. En 2002 des études au laser réalisées avec des images de synthèse et un avion cible ont démontré que la balle avait été tirée depuis le sol par la droite, donc ni le capitaine Brown, ni les batteries australiènnes qui revendiquaient la victoire auraient mis fin au règne du baron rouge. Un simple soldat australien "Swonny Evans, qui avait fait feu sur l'avion allemand qui se trouvait à droite aurait donc pu toucher mortellement le pilote au 80 victoires. Manfred von Richthofen fut enterré avec les honneurs militaires britanniques dans le cimetière de Bertangles près d'Amiens, le 22 avril 1918. L'année suivante son corps fut transféré au cimetière allemand de Fricourt, mais en 1925, son frère Bolko sous une demande de sa famille fit rapatrier le corps en Allemagne où il fut conduit à l'Invalidenfriedhof, équivalant de l'Hotel des Invalides de Berlin. Après la deuxième guerre , le batiment se trouvait alors dans la partie Est de la capitale allemande, la famille von Richthofen craignait que la tombe ne soit plus entretenue et entama des démarches avec les autorités Est allemandes pour la restitution du corps. Ce n'est qu'en 1975 que ces démarches aboutirent et le corps de Manfred von Richthofen fut inhumé dans le caveau famillial de Wiesbaden auprès de sa mère et sa grand-mère.

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Manfred von Richthofen 1892-1918. (Bundesarchiv)

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Illustration du Fokker DR-1 de Richthofen. (militaryhistorynow.com)