Au printemps 1917, après l'échec sanglant de l'offensive du général Nivelle sur le plateau du Chemin des Dames,  ajoutée aux conditions de vie effroyables, dans le froid, la boue, l'utilisation massive de l'artillerie et le report des permissions vont jouer un rôle déterminant dans une montée en puissance de la grogne au sein des troupes engagées sur le front.
L'offensive avait pourtant suscité un espoir enorme à la veille de l'attaque, et le général Nivelle avait assuré la fin de la guerre et donc pour chaque soldat le retour chez soi. Fin avril, après l'échec de l'offensive la déception et la colère grondent: les soldats ont l'impression que les plans de la bataille ont été mal préparés et que l'état-major ne semble pas se préocuper des pertes son objectif est de progresser coûte que coûte. De plus début mai, l'ordre de reprendre    l'assaut dans les même conditions toujours aussi désavantageuses pour les Français, tombe et sera la principale cause du refus de monter en première ligne. Dans l'armée françaises certains poilus s'infligeaient souvent des mutilations volontaires pour pouvoir  quitter le front, cependant les medecins arrivaient très souvent à repérer ces blessures volontaires et les coupables étaient sanctionnés. Les mutineries se manifestaient essentiellement par un refus de monter en ligne, les soldats acceptaient de garder les positions, mais refusaient de monter à l'assaut, dans l'unique objectif de gagner une centaine de mètres supplémentaires de terrain et demandaient des permissions. Ces refus d'obéissance étaient souvent accompagnés de manifestations bruyantes au cours desquelles les poilus exprimaient leurs doléances et criaient des slogans dont le plus connu reste : << A bas la guerre !>>
 
  Phillippe Pétain est nommé général en chef des armées et prend ses fonctions le 15 mai 1917. Son principal objectif est de calmer ces rebellions, en adoptant une stratégie moins offensive que son prédécesseur. Il commence par améliorer les conditions de vie des soldats, concernant entre autres, des cantonnements, la nourriture les tours de permission etc... Cependant son arrivée se situe au milieu du pic de protestations et on ne peu donc dire que celui-ci << mis fin >> aux mutineries. Cette crise de l'été 1917, se propoage avec des contestations plus ou moins vives dans près de 50 régiments français sur un total de 1000. Cette crise qui ébranla fortement l'armée françaises (pour ne paler que d'elle), amena son lots de sanctions plus ou moins lourdes à l'encontre des mutins. Environ 3 500 condamnations, directements liées avec cette mutinerie furent prononcées par les conseils de guerre, dont 1 381 lourdes peines de prisons ou  de travaux forcés, 554 condamnations à mort dont 49 furent appliquées, parmi lesquelles 26  l'ont été pour actes de rébellion collectives commisent entre juin et juillet 1917. Les  exécutions de 1917 restent les plus connues, mais son nombre reste relativement faible aux << fusilles pour l'exemple >>  de la fin de 1914 (près de 200) ou de 1915 (environ 260). Ceci s'explique par le droit de grâce du président de la République Raymond Poicaré, il gracie 90 à 95% des demandes qui lui sont présentés.
 
  Pour la famille des soldats exécutés , la situations était très difficilement supportable, la honte d'avoir eu un père, un frère ou un époux << fusillé pour l'exemple >> s'ajoutait au poids du deuil. Ces gens là étaient souvent montré du doigt et certains recevaient même des menaces de mort et les épouses ne pouvaient pas prétendre à la pension de veuve de guerre. D'autres durent retirer leurs enfants de l'école pour confier leur éducation à un précepteur. Ce fut le cas de l'épouse du soldat Claude Pettelet du 298 RI. Ce soldat fut accusé d'abandon de poste devant l'ennemi. Fin novembre 1914 une demi section française (24 hommes) avait vu leur tranchée ravagée par les obus et des Allemands s'en étaient emparé faisant plusieurs prisonniers. La demi section avait dût se replier dans les boyaux avant de reprendre le combat pour au final déloger les nouveaux occupants. Les soldats qui avaient reculés avaient été prevenus que celà constituait un abandon de poste en présence de l'ennemi. Une enquête sommaire fut mise en place, au cours de laquelle les soldats avaient dits avoir reculer sous les ordres du lieutenant Palaud, or ce dernier nia en bloc les faits, bien au contraire et accable les 24 soldats concernés. Le 3 décembre un conseils de guerre spécial "tire au sort" six d'entre eux, dont le soldat Pettelet et ils sont condamnés à mort et exécutés le lendemain. Son épouse avait reçu des menaces de mort et lorsquelle sortait de chez elle, elle était avait un revolver pour se défendre.
 
  Certaines familles à forces d'interminables démarches et de courage ont vus leurs morts réhabilités entre 1920 et 1930, mais ce chiffre concerne en fait qu'une quarantaine de cas sur les 600 soldats fusillés entre 1914 et 1918. Il faut rappeler que tout le long du conflit il y eu de nombreux cas de    condamanations totalement injustifiées ou de peines disproportionnées au regard de certains faits. Les conseils de guerre n'ont jamais autant fonctionnés qu'au court de l'année 1917, ce qui traduit bien la volonté de l'armée de << mater >> les rébellions ces dernières découlaient directement de l'attitude de certains officiers qui ne se préocupaient pas toujours des pertes, mais pour qui seul le résultat comptait. Certains éléments seront connus que grâce aux témoingages de soldats, car les archives militaire sur ces affaires sont encore classées secrètes et ne seront officiellement ouvertes qu'en 2017. Dans un but uniquement représentatif voici quelques exemples marquants de cas injustifiés concernant l'armée française:
 
1914 :
 
  * Eugène Bourret soldat au 48e régiment d'artillerie, qui souffre du "Shell Shock" (troubles causés le plus souvent par une exposition prolongée dans des combats intenses ou des barrages d'artillerie), s'égare et ère à l'arrière du front. Arrêté le 29 août 1914, il est jugé pour abandon de poste et fusillé le 7 septembre avec 5 autres soldats.
 
  * Marcel Loiseau agent de liaison au 106e RI, blessé lors d'une attaque dans le secteur de Vaux-les-Palameix (Meuse) se rend à l'infirmerie, lorsqu'il croise son capitaine qui lui donne l'ordre de regagner ses lignes malgrès sa blessure. Le soldat qui souffre désobéit et va se faire soigner.  Son capitaine rédige alors un rapport dans lequelle il accuse le soldat Loiseau de s'être volontairement mutilé. Jugé par le conseil de guerre le 11 octobre il est condamné à mort au motif d'abandon de poste et mutilation volontaire. Il sera fusillé le lendemain à Mouilly. Sa famille obtiendra sa réhabilitation le 17 mars 1922, la chambre criminelle de la Cour de cassation jugeant qu'il n'y avait pas assez de preuves suffisante.
 
  * Jean-Julien -Marius Chapelant sous-lieutenant commandant la 3e section de mitrailleuses au 98e RI. Le 7 octobre après sept jours et nuits de combats et bombardements inéterrompus dans le secteur de Beuvraignes (Somme), il est capturé avec quelques survivants de sa section. Bien que blessé à une jambe il    parvient à s'évader et arrive à rejoindre les lignes françaises deux jours plus tard, dans un état de fatigue extrême. Pourtant le lieutenant-colonel Didier, son chef de corps le fait traduire devant un conseil de guerre spécial pour le motif de << capitulation en rase campagne >>. Condamné à mort le 10 octobre 1914 il est passé  par les armes dans la cour du château des Loges, attaché à un brancard dressé contre un pommier. Il sera réhabilité en 2012.
1915:
 
  * Le caporal Antoine Morange et les soldats Félix Baudy, François Fontanaud et Henri Prebost du 63e RI sont fusillés le 20 avril 1915 à Filrey (54) suite au refus collectif de leur compagnie de monter en ligne. Le 19 avril une attaque devait avoir lieu à Mort-Mare au sud de Thiaucourt pour enlever une tranchée encore occupée par des Allemands au centre d'une première ligne conquise quelques jours plus tôt avec la pertes de 600 hommes. La troupe d'assaut chargée de la mission fut tirée au sort et le hasard avait alors désigné une des compagnies déjà fortement éprouvée les 3, 4 et 5 avril au cours des combats sur la route de Thiaucourt. Au signal de l'assaut les 250 hommes refusent  de quitter la tranchée << ce n'est pas à notre tour d'attaquer >> disent-ils. L'instant d'avant les douze hommes qui avaient jaillis hors de la tranchée avaient été tous fauchés par les mitrailleuses ennemies et gisaient morts ou blessés sous les yeux de leurs camarades.
  Le général Delétoile ordonne que les 250 soldats passent en cour Martiale pour délit de lâcheté afin d'être exécutés. Après l'intervention de plusieurs officiers cinq hommes furent désignés pour comparaitre. un sera acquité, deux seront tirés au sort dont le soldat Fontanaud natif de Montbron en Charente et le    caporal Antoine Morange. Les soldats Baudy et Presbost, maçons tous les deux dans le civil, furent désignés à cause de leur appatenance syndicale à la CGT. Le général Joffre en visite dans le secteur aurait refusé sa clémence aux condamnés en éxigeant une sévérité à l'égard de la compagnie. Les quatre hommes sont fusillés à la lisière du bois de Manoville (54). Le corps du soldat Félix Baudy fut transféré au cimetière de son village natal à Royère-de-Vassivière dans la Creuse, une plaque fut déposé sur sa tombe par ses compagnons maçons qui porte cette incription :  << Maudite soit la guerre -Maudits soient ses bourreaux- Baudy n'est pas un lâche- Mais un martyr >>. les quatres hommes furent réhabilités en 1934.
 
  * Lucien Bersot soldat au 60e RI maréchal-ferrant à Besançon se trouve sur le front de l'Aisne pendant l'hiver 1914-1915 dans la région de Soissons. Son régiment à connu de lourdes pertes durant ses premiers engagements en 1914. L'état-major jugeant ce régiment peu actif il confie le commandement au lieutenant-colonel Auroux, un ancien des troupes d'Afrique qui doit lui redonner du "mordant". Le soldat Bersot n'avait pas trouver un pantalon à sa taille, et devait se contenter de porter celui contenu dans le paquetage constitué en toile blanche. Souffrant du froid dans les tranchées il demanda le 11 février 1915 au fourrier le pantalon de campagne en laine que portait ses camarades. Le sergent-fourrier lui en donna un en loques qui était maculé de sang, son ancien propriètaire était sûrement mort. Bersot refusa et se vit écopé de huit jours de prison par le lieutenant André. L'affaire aurait put en rester là cependant le lieutenant-colonel Auroux ne l'entendait pas ainsi estimant la punition pas assez sévère il demanda la comparaison du soldat Bersot devant le conseil de guerre spécial du régiment présidé par Auroux lui-même. Le 12 février 1915 accusé de refus d'obéissance il fut condamné à mort. La peine infligée ne correspondait pas au code de la justice militaire, car le délit constaté ne s'était pas produit face à l'ennemi, mais à l'arrière. Deux camarades de Bersot tenterent de plaider en sa faveur afin que la sentence soit adoucie, mais se virent également punis de travaux forcés en Afrique du Nord. Lucien Bersot fut fusillé le lendemain . Sa réhabilitation fut admise en 1922.
 
  * Les caporaux Théophile Maupas, Louis Lefoulon, Louis Girard, et Lucien Lechat du 336e RI fusillés le 17 mars 1915 devant le régiment entier. Les faits se produisent sur le front de Champagne le 10 mars 1915. très tôt se matin là la 21e compagnie du 336e RI reçoit l'ordre d'attaquer à la baïonnette et reprendre les positions ennemies au nord du village de Souain (Marne). Devant eux le terrain est jonché de cadavres est directement sous le feu des mitrailleuses allemandes de surcroit l'artillerie censé matraquer les tranchées ennemies tire trop cort et atteint la tranché française labourant également le terrain d'assaut. Les poilus du 336e RI déjà épuisés par plusieurs jours de tranchées et démoralisés par les défaites des attaques précedentes ainsi que la vision de leurs camarades tués encore accrochés aux barbelés ennemis refusent de sortir. Pour    les troupes le saut au-dehors du boyaux équivaut au saut dans l'au-delà. Le pilonnage des lignes françaises par sa propre atillerie sera sujet à la polémique, lorsque qu'un témoignage montra que le général Géraud-François-Gustave Réveilhac qui avait ordonné l'attaque voyant les hommes refuser de sortir de la tranchée avait ordonné aux artilleurs de tirer sur les troupes pour les forcer à monter à l'assaut.
  Le général furieux exige des sanctions exemplaires, il demande au capitaine Equilbey chef de la 21e compagnie de transmettre à ses supérieurs une liste portant 6 noms de caporaux et 18 hommes de troupes choisis parmis les plus jeunes. Le 15 mars les 24 hommes désignés sont directement mis en jugement par ordre du général Réveilhac. Le lendemain ils comparaissent devant le conseil de guerre de la 60e DI. demandé par le général ils doiuvent répondre du motif << refus de bondir hors de la tranchée>>.
  Lors de son intérragatoire le caporal Théophile Maupas dira: << Quiconque montait devait être fauché littéralement par les nôtres, soit par le feu des mitrailleurs allemands >>. Le verdicte tombe et les 18 hommes de troupes sont acquités au motif qu'ils ont été choisis arbitrairement et deux caporaux également pour le motif qu'ils se trouvaient en bout de ligne et par conséquant n'avaient pas pu entendre l'ordre d'attaque. Seuls quatres caporaux dont trois Normands et un Breton sont condamnés à mort.
 
  Le 17 mars en début d'après-midi, soit deux heures avant que n'arrive le recours en grâce qui pourrait comuer la peine en travaux forcés, les quatres caporaux sont fusillés en présence du régiment.
-Théophile Maupas avait 40 ans institeur à Chefresne.
- Louis Lefoulon 30 ans cheminot aux Chemins de fer de l'Ouest à Caen  originaire de Condé-sur-Vire.
- Louis Girard 28 ans horloger à Blainville, résidant dans le 17e arrondissement de Paris.
- Lucien Lechat 23 ans garçon de café à Vitré, natif du Ferré.
  Ils ont tous été réhabilités en 1934 par une cour de justice composée d'anciens combattants.
 
  * Camille Chemin et Edouard Pillet soldats au 37e Régiment d'infaterie colonial sont condamnés à mort à cause d'un malentendu. Lors d'une attaque de leur section des sacs paquetages des hommes restent en arrière et certains effets sont volés, afin de remédier à ces vols, un capitaine désigne les soldats    Chemin et Pillet pour garder les sacs. Les deux hommes ont été désignés car ils étaient tous deux soutien de famille. Cependant avant l'attaque le capitaine change et n'averti pas son successeur que deux hommes sont restés en arrière pour surveiller les paquetages, En faisant l'appel le nouveau capitaines les portent manquants. Puis lorsque le 37e RIC fait de nouveau mouvement les deux soldats regagnent leur compagnie. Le colonel commandant le régiment les accusent de désertion à la vue du rapport du capitaine qui les portaient abscents. Ils sont rapidement traduits devant un conseil de guerre le 4 août 1915 pour abandon de poste devant l'ennemi et fusillés le lendemain à Montauville (54). Jusqu'au dernier moment le soldat Camille Chemin supplia le peleton de l'épargné pour ces cinq enfants. Une cour de justice obtiendra leur réhabilitation en 1934.
 
  * Joseph Gabrielli. soldat au 140e RI. Natif de Corse il était quelque peu simple d'esprit et illétré, ne parlant que sa langue natale. Après un passage à l'infirmerie pour se faire soigner d'une blessure reçue dans une attaque, il perd le contact avec ses camarades. Accusé d'abandon de poste il est traduit devant un conseil de guerre le 14 juin et fusillé le jour même. Sa réhabilitation interviendra en 1933.
 
1916:
 
  * Les sous-lieutenants Henri Herduin et Pierre Millant du 347e RI pour s'être replier sur Verdun alors qu'ils étaient dans l'incapcité de recevoir des renforts et à court de munitions, ils furent exécutés sans jugement à Fleury-devant-Douaumont le 11 juin 1916. Le Ministre de guerre Louis Barthou ecrit aux familles indiquant qu'ils sont " Morts pour la France" alors qu'ils ne sont pas réhabilités juridiquement. Ils le seront en 1926.
 
  * Le 22 mai à Roucy dans l'Oise, quatres soldats du 96e RI sont fusillés après avoir été condamnés à mort par le conseil de guerre de 55e DI, le 30 avril pour avoir refusé pendant une heure de remonter aux tranchées. Il s'agit des soldats Emile-Frédéric Lhermier, Lucien Baleux, Félix-Louis Milhau et Paul-Pierre Regoult.
  * Le caporal Sylvestre Marchetti et le soldat Julien Lançon tous deux du 8e RIC sont fusillés le 22 octobre à 6h30 au lieu-dit La Cavé d'Hayon à Sarcus dans l'Oise.
  * Le soldat Le Dû, exécuté pour rébellion en septembre 1916 dans l'Oise.
 
1917:
 
  * Le caporal Joseph Dauphin du 70e Régiment de Chasseurs à Pied. Suite à l'échec et l'effroyable hécatombe du Chemin des Dames, les permissions de son bataillon sont refusées, le caporal Dauphin et quelques autres camarades se retrouvent un soir ivres. Sous l'effet de l'alcool et sans être tout à fait    conscients de leurs actes, ils auraient selon certains témoins tirés des coup de feu en l'air et crier des propos séditieux. Une fois dégrisé et conscient d'être en faute, le caporal Dauphin s'attendait à écoper de quelques jours de cachot. Mais sans aucune explication et sans comprendre vraiment pourquoi ses supérieurs l'envoyèrent en conseil de guerre.
Etant le seul gradé present dans le groupes d'hommes arrêté  après la beuverie le caporal aurait chanté un peu fort  << J'ai deux grands boeufs dans mon étable >> mais l'accusation contredit cette version et l'accuse d'avoir crié << A bas la guerre, vive la Révolution ! A bas Poincaré, vive la  Russie !>>. Considéré comme le meneur de la mutinerie il fut condamné à mort et fusillé le 12 juin à la ferme de Fété près de Venteley dans l'Aisne. Un autre soldat François Brugière probablement aussi impliqué dans la beuverie et quant à lui désigné d'office pour faire partie du peleton d'exécution du caporal Dauphin. Mais Brugière refusa de tourner son fusil contre son  camarade, il fut condamné à 10 ans de travaux forcés et envoyé au bagne de Chief (ex-Orléanville ) où il mourrut d'épuisement le 12 février 1918.
Le caporal Dauphin, avait néanmoins de bon états de services. Issu d'une famille d'agriculteurs du Puy-de-Dôme, il avait été incorporé en 1914 au 70e RCP. Bon soldat il avait dès 1915 été décoré de la Croix de guerre avec palmes pour plusieurs actes héroïques et entre autres pour avoir ramené sur ses épaules un    lieutenant blessé près des barbelés ennemis ou pour avoir tenu une position jusqu'à l'épuisement des ses cartouches. Promu caporal il reçut par trois fois une citation pour sa conduite exemplaire au combat. Mais tout celà les juges n'en tiennent pas compte, et l'avaient condamné à mort pour un moment d'égarement, d'un homme qui voulait juste oublier la guerre rien que l'espace d'un instant. Toutes les demandes de réhabilitation n'ont jamais abouties. Le caporal Dauphin fut inhumé au cimetière de Comicy (51).
  * François Marie Laurent du 247e  RI originaire de Bretagne accusé par les medecins de mutilations volontaires, condamné à mort et fusillé. Une contre-expertise médicale conduite en 1933 a démontré que la pièce médicale était insuffusante pour prouver un acte volontaire et le soldat Laurent fut réhabilité en 1934.
1918 :
 
  * Le soldat Gillet codamné à mort et fusillé le 2 juin 1918. La Ligue des droits de l'Homme va soutenir le père du soldat Gillet pour obtenir en vain sa réhabilitation. En août 1920, le soldat exécuté recevra une décoration militaire à titre posthume.
 
  * Charles Victor Robert du 131e RI fusillé le 4 janvier 1918 à Bouconville-Vauclair dans l'Aisne et inhumé au cimetière de Pontavert.
 
  * Georges Gaillagot du 49e RI fusillé le 3 octobre 1918 à Allemant.
 
 A partir de 1918 on assiste à un déclin des exécutions. Les commandements militaires comprenant mieux l'état mental des soldats provoqués par les conditions de vie en guerre et notamment sous les bombardements.

3048597249_1_3_a8pIBjbF

L'éxécution d'un soldat français.

201408160889-full

3048597249_1_5_BHbW9IPa

Le soldat Jean Quinault fusillé pour l'exemple le 4 décembre 1914, avec cinq autres de ses camarades.

chapelant---fusille-pour-l-exemple

Le sous-lieutenant Jean-Julien-Marius Chapeland, fusillé pour l'exemple le 10 octobre 1914 et réhabilité en 2012.