guynemer

Capitaine Georges Marie Ludovic Jules Guynemer mort pour la France en 1917.

  Georges Guynemer est né le 24 décembre 1894 dans le XVIe arrondissement de Paris. Il est le dernier d'une fraterie de trois enfants, sa santé et fragile. Son père Paul Guynemer est un ancien officier de Saint-Cyr et doit lutter pour que son unique fils malade et dorloté devienne adulte. Georges suit ses études au collège Stanislas de Paris.
  Quand la première guerre éclate, il se rend à Bayonne pour s'engager dans l'infanterie, mais les médecins le déclarent inapte, dépité Georges fini par entrer comme élève mécanicien à l'école militaire de Pau en novembre 1914. Deux mois plus tard, il devient élève-pilote et casse beaucoup d'avions à l'atterrissage ce qui irite son supérieur le capitaine Antonin Brocard. En mars 1915 sa persévérence fini par payer et Georges décroche son brevet de pilote de l'Aéro-Club, puis en avril il obtient son brevet de pilote militaire. Le 8 juin il rejoint l'Escadrille MS-3, où il recupère un Morane-Saulnier Type L, surnommé le << Vieux Charles >> qui avait appartenu à Charles Bonnard parti se battre en Serbie.
  Ses premières sorties sont de missions d'observations pour le repérage des troupes ennemies et le réglage de l'artillerie. Georges Guynemer reçoit le grade de sergent et la Croix de Guerre en 1915. Au cours d'une mission en juillet il remporte sa première victoire aérienne contre un Aviatik C-1 d'observation allemand au-dessus de Septmonts dans l'Aisne, deux jours plus tard il est décoré de la Médaille Militaire.
  Il devient un as (5 victoires confirmées) en février 1916 et accède au grade de lieutenant au mois de mars. Bléssé pendant une mission il est évacué dans un hôpital, puis revient pour combattre au-dessus de la Somme de juin 1916 à février 1917. Il est déjà titulaire de 25 victoires et quelques mois plus tard il est nommé capitaine et prendra le commandement de l'Escadrille des Cigognes. En juillet 1917 avec un SPAD XII il descend un Albatros allemand et remporte ce jour-là sa 50e victoire homologuée.
  Le 11 septembre 1917 George Guynemer décolle avec un SPAD XIII, il est suivi par le lieutenant Jean Bozon-Verduraz, les deux appareils doivent effectuer une patrouille dans la zone de Langemark (Belgique). Une heure plus tard près de Poelkapelle, le capitaine Guynemer aperçoit un avion d'observation allemand tout seul sans escorte et plonge pour l'abattre, mais le lieutenant Bozon-Verduraz voit alors surgir plusieurs Fokkers allemands au-dessus de lui, il fait son possible pour les disperser, mais lorsqu'il revient là où il s'était séparé de Guynemer, il n'y a aucune trace de son chef. Il rentre seul à la base.
  On ne retrouva ni l'épave du SPAD XIII, ni le corps, ni ses effets personnels, mais les Allemands annoncèrent bientôt qu'il avait été abattu par le lieutenant Kurt Wissemann de la Jasta 3 qui disparu au combat quelques jours plus tard. Le capitaine Guynemer est porté disparu au combat par le capitaine Brocard et il est officiellement annoncé disparu par le ministère de la Guerre le 25 septembre 1917. Une confirmation non-officielle sera faite par un pilote allemand capturé le 29 septembre derrière les lignes canadiennes. Ce sous-officier affirma qu'il avait été témoin de l'accident et avait identifié le cadavre de Gynemer. Il certifia que le pilote français était mort d'une balle en pleine tête et avait de nombreuses autres blessures, dont une jambe cassée et un doigt arraché. L'Allemand termina son réçit en disant que l'épave et le corps de Gynemer avaient été pulvérisés par un tir de barrage de l'artillerie britannique qui se déclencha avant que les Allemands n'aient pu enlever le corps pour l'enterrer.
  Cependant il existe une autre explication de la mort du pilote français. Un rapport de la Croix Rouge américaine du 18 octobre 1917, confirme définitivement la mort du capitaine Guynemer, le rapport détail des expliquations fournies par un Belge qui avait échappé aux Allemands:
<< Guynemer à été abattu en direction du nord de Poelkapelle sur le front d'Ypres. Son corps fut identifié grace à une photo sur sa licence de pilote dans sa poche. L'enterrement a lieu à Bruxelles en présence d'une garde d'honneur de la 5e division prussienne. L'inhumation est sur le point de commencer lorsque les bombardements précédant l'attaque britannique d'Ypres ont commencés. les Allemands partis à la hâte ont emportés le corps avec eux. Un général ordonne que le corps soit transféré à Bruxelles dans un wagon funéraire spécial. Là le corps fut inhumé par des sous-officiers et la tombe recouvertes par des couronnes florales mortuaires envoyées par des aviateurs allemands, puis une garde prussienne à rendu les honneurs au pilote français durant l'enterrement.
  A sa mort Georges Guynemer était titulaire de 53 victoires aériennes et avait survécu sept fois au crash de son appareil. Les circonstances de sa mort son encore aujourd'hui floues, on ignore si il à été tué avant ou après par les tirs de l'artillerie britannique dans le no man's land. Guynemer s'inspirait de l'ancienne chevalerie lors de ses combats, un autre as allemand Ernest Udet en fut le témoins et raconta qu'au cours d'une mission où il était seul il fut pris en chasse par le << Vieux Charles >> qui lui avait laissé la vie sauve quand Guynemer se rendit compte que les mitrailleuses de l'Allemand s'étaient enrayées. Après la mort du capitaine français, Udet fera partie des pilotes ennmis qui iront fleurir sa tombe.

juillet 1917

Juillet 1917, le général Franchet d'Esquerey remet la Légion d'honneur à Georges Guynemer à Crugny dans la Marne.

brocard et guynemer

  Guynemer et le capitaine Antonin Brocard.

vieux charles

Georges Guynemer photographié devant le << Vieux Charles >>.

cigogne

L'emblème de l'escadrille des Cigognes adoptée par le capitaine Brocard.